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Un nouveau media: Les Flacons de Caroline

Projets
30-09-2018
JF

Caroline Lefay est une sommelière jeune et charismatique qui a parcouru le monde en travaillant dans des restaurants étoilés. En avril 2018, elle décide de lancer son propre média et de se positionner en tant que communicante dans le monde du vin et des arts de la table.

Nous avons travaillé pendant l'été pour définir sa proposition de valeur et commencé à préparer son univers numérique, qui comprend un site officiel, une info-lettre et une présence sur les réseaux sociaux.

 

Les Flacons de Caroline

 

 

En savoir plus sur Caroline

Caroline aime se définir comme une épicurienne nomade, elle est passionnée et passionnante, son parcours atypique l’a conduite aux quatre coins du monde, elle y a glané de nombreuses expériences mais aussi une belle confiance en soi. Elle gère actuellement le Yatus à Lausanne où elle compte bien apporter sa touche personnelle et imprégner les lieux de son âme de sommelière.
 

Une formation française

Née en octobre 86, niçoise, fille unique, de parents banquiers, Caroline n’a donc pas baigné dans le milieu du vin et de la gastronomie dès son plus jeune âge, mais elle grandit avec un doux mélange d’origine normande, malgache et martiniquaise. Dans la famille on a le goût au partage, on aime les grandes tablées avec la grosse marmite posée au milieu de la table, les dimanches sont dédiés à de longs repas joyeux aux accents antillais.

Avec en tête l’idée de devenir hôtesse de l’air et parcourir le monde, Caroline débute son cursus professionnel par des études en hôtellerie et restauration avec une spécialisation en art de la table et l’obtention d’un brevet technologique.

Elle décroche un poste à Eze-village, près de Monaco dans un deux étoiles Michelin. Sous la houlette de Fréderic Kaiser, maître d’hôtel et meilleur ouvrier de France et de Philippe Labbet, un chef gueulard. C’est un sentiment contrasté qui surgit lorsqu’elle parle de cette expérience, du sexisme ressenti, des larmes déversées en rentrant à la maison après des journées éprouvantes, mais en rien elle ne regrette cette période de dur labeur, la jeune fille apprend la rigueur, la gastronomie française à l’ancienne et relève que malgré un ton pas toujours juste, elle aime ces chefs qui ont la rage de leur passion.
 

Une expérience anglo-saxonne

S’ensuit un séjour dans la campagne anglaise à Gidleigh Park, chez Mickael Caines aussi distingué de deux étoiles au Michelin. Arrivée comme commis, elle repartira chef de rang, c’est là qu’elle aura le «déclic» du vin, après la rencontre avec un sommelier danois qui lui fera découvrir un monde jusqu’alors inconnu pour elle. C’est une évidence. La gastronomie et l’art de la table ne sont pas complets si l’on n’y associe pas le vin!

Il y aura aussi un voyage en Nouvelle Zélande, elle travaille dans un golf privé au Cape Kidnappers et sillonne le pays dans un van à la découverte de son terroir et de ses surprises gastronomiques.

En 2010 une étape importante: Valence, au restaurant d’Anne-Sophie Pic, trois étoiles Michelin. Engagée comme chef de rang elle termine quatre ans plus tard avec le titre de Maître d’hôtel.

Peut-être grâce à un appui féminin et un traitement chaleureux Caroline s’émancipe et prend de l’assurance, sous les traits raffinés d’une cuisine de cheffe, elle persévère dans l’excellence.

Toujours en recherche d'expériences nouvelles, elle s'envole pour le Danemark où elle sera engagée sous la direction de René Redzeppi au Noma. Elle y vivra une expérience exceptionnelle où tous les codes seront bousculés, sans pour autant perdre en minutie, avec une recherche constante de la valorisation de produits typiques et originaux, une sélection de vins peu connus, dont beaucoup issus de la culture biologique, de petite production, ou oxydatifs.

C’est en 2014 que la Suisse l’accueille pour un bref passage au Palafitte à Neuchâtel où elle avoue quelques coups de cœurs pour les vins de la région, en citant les horlogers du vin du Domaine Grillette.
 

Un diplôme fédéral

Elle réalise alors que sa reconversion été déjà prédestinée et sera alors réconforté par Anne-Sophie PIC au regard protecteur qui l’influence en ce dernier choix, celui de confirmer ses connaissances sur le vin par une formation. C’est ainsi qu’elle débute les cours de sommellerie à l’école de Changins, où elle réussit brillamment son brevet fédérale tout en jonglant avec son poste au Yatus de Lausanne.

 

«C’est indispensable, un sommelier doit pouvoir s’exprimer au travers de ses choix de vins».  Caroline Lefay